Bistro Bar Blog

mercredi 21 février 2018

Généalogie d'Hitler (par Miles Mathis) - 1ère partie


Comme pour certains articles de Miles Mathis, j'ai sauté les digressions généalogiques concernant des personnes qui nous sont pour la plupart totalement inconnues et dans la mesure où cela ne nuit aucunement à la bonne compréhension de la démonstration. L'article original est un PDF de 47 pages, la traduction sera évidemment publiée en plusieurs parties.

Généalogie d'Hitler




(première publication le 16 janvier 2017, mais beaucoup d'ajouts depuis)

Traduit par Hélios

Comme d'habitude, ce n'est que mon opinion, forgée par une recherche internet que n'importe qui peut faire. Je parie que vous ne pensez pas trouver matière à rigoler ici, mais attendez la fin pour me le dire.


Certains semblent penser que j'ai accès à des informations internes ou à des sources que les autres ne peuvent consulter. Non. Je ne suis même pas inscrit sur les sites généalogiques. Je refuse de dépenser des sous pour ces trucs, je ne vais donc que sur les pages en libre accès. C'est pourquoi je vous donne les liens : pour que vous puissiez voir ce que je vois. Tout ce que j'ai découvert depuis cinq ans est disponible gratuitement sur internet, pour la plupart sur Wikipédia, Geni, Ancestry, Intelius ou sur d'autres sites grand public gratuits.


Peut-être vous demandez-vous pourquoi ils laissent ces informations visibles sur internet. Je me le demande aussi. Je pense que ces informations, si elles ne sont ni collationnées ni analysées, les aident à vendre leur divers agendas. Les rassembler, les classer et les désembrouiller prend beaucoup de temps. Ils imaginent que personne n'est capable de ce travail parce que personne ne l'a fait avant moi. Ils pensent qu'il faut être historien professionnel ou un universitaire calé et ils supposent avoir tous ces gens dans leur poche.


De toutes façons, accrochez votre ceinture parce que c'est reparti pour un tour.


Certains sites grand public admettent maintenant qu'Hitler était peu ou prou juif. C'est issu de History.com et les données sont des preuves ADN. Vous direz que je ne crédite pas ce site quand ils racontent des choses avec lesquelles je ne suis pas d'accord, alors pourquoi leur fais-je confiance ici ? Je vais vous le dire. Ce n'est pas parce que je les crois sur cette question. Croire ou ne pas croire n'est pas le problème. C'est parce que je vois qu'ils cherchent à nous égarer tout en admettant les faits. Vous remarquerez que l'article veut vous faire croire qu'Hitler n'est juif que par deux lignées, tout en étant majoritairement Gentil. Ils le présentent sur un mode légèrement ironique comme un détail mineur. C'est une forme de manipulation. C'est leur méthode. Nous les avons vu à l’œuvre avec Lénine et beaucoup d'autres. Ce qui m'indique qu'Hitler était probablement beaucoup plus juif que ce qu'ils admettent. Mais je ne les crois nullement sur parole de toutes façons. Je vais faire mes propres recherches à partir de zéro, comme d'habitude. Je prends cette intox comme un indice.


Donc rendons-nous sur Geni.com. Hitler n'était même pas vraiment un Hitler. On nous dit que la famille s'appelait au départ Hiedler. Pourquoi son père a-t-il changé de nom ? Pourquoi passer de Hiedler à Hitler ? C'était soi-disant pour évoluer au sein de l'administration autrichienne. En 1876, son père Aloïs Hiedler, 39 ans, avait atteint son grade maximum (police des frontières, douanes autrichiennes) "en raison de son éducation limitée". Pour y remédier, il fit deux choses. La première fut de modifier son certificat de baptême en précisant que Johann Georg Hiedler était son père biologique et non son parrain. La case pour le nom du père était restée vierge. Cette modification exige quatre témoins, mais seuls trois témoignèrent. On nous dit qu'ils étaient tous trois des membres illettrés de la famille et non majeurs à l'époque du décès de la mère d'Aloïs. Ils n'auraient donc pas dû être qualifiés pour témoigner. Deuxième chose, Aloïs changea son nom en Hitler. On ne nous dit pas en quoi cela aurait aidé à le faire monter en grade et l'affaire n'a même aucun rapport avec le changement dans le certificat de baptême. Mais comme les deux événements se sont produits en même temps, nous pouvons supposer qu'ils ont été faits tous deux pour la même raison. Quelle était cette raison ?

mercredi 14 février 2018

Elon Musk, SpaceX et Tesla Motors selon Miles Mathis


Je ne sais pas pour vous, mais le battage médiatique autour du lancement, qualifié d'historique, par SpaceX du Falcon Heavy avec le roadster ayant à son bord un mannequin écoutant une chanson de David Bowie, m'a fait penser à une production d'Hollywood. Et dans cette vidéo on est en studio.
 
Je me suis alors souvenue que Miles Mathis avait écrit un papier en 2015 sur l'entrepreneur milliardaire Elon Musk et j'étais curieuse de savoir ce qu'il pensait de ce gars-là. 
 
J'ai ajouté en bleu les notes explicatives et quelques liens supplémentaires qui n'existent pas dans l'article de Miles (ou qui ont été supprimés depuis).

Elon Musk m'inspire de sérieux doutes
 

Par Miles Mathis (5 octobre 2015)
Traduit par Hélios

Comme d'habitude, ce n'est que mon opinion, protégée par la Constitution américaine. C'est ma lecture personnelle de ce qui est rapporté. Si vous préférez lire les médias grand public, allez-y.

Elon Musk est supposé peser 13,6 milliards de dollars [en 2015 et 20,8 en 2017]. Il est le supposé PDG de Tesla Motors. Il est le fondateur supposé de SpaceX et de Solar City. Il est l'inventeur supposé de Hyperloop. Je n'en crois pas un mot. Elon Musk me semble un personnage totalement fabriqué par le Renseignement qui joue le rôle de l'imposteur pour tous ces projets bidon. Il est en ce sens exactement comme Mark Zuckerberg, quelqu'un que j'ai déjà dénoncé comme une probable entité fabriquée. Quand j'écrivais l'article sur Zuckerberg, il était également supposé peser 13,6 milliards de dollars. Coïncidence ? Non.

Pourquoi pensai-je ainsi ? Parce que la totalité de ce qu'on lit sur la page Wikipédia de Musk et sur sa bio déclenche des signaux d'alarme. Ce ne sont que d'évidentes conneries du début à la fin. Nous commencerons par sa famille. Le nom de jeune fille de sa mère est Haldeman. C'est un nom qui sonne juif. Elon est aussi un nom juif, qui signifie "chêne" en hébreu. Alors pourquoi ne pas admettre qu'ils sont juifs ? Je ne sais pas. Peut-être qu'ils projettent de lui donner le poste de gouverneur de Californie ou un truc du genre.

dimanche 11 février 2018

Mandalas de la nature

Je suis sur une traduction de Miles Mathis (10 pages de PDF) et en attendant, je vous propose des images relaxantes de mandalas offerts par la nature (avec quelques arrangements...).

Pourquoi ne pensons-nous pas à cette forme de méditation dans notre jardin ou en nous promenant en forêt ou sur la plage ? Cet artiste passe des heures à assembler ces éléments tout simples de nature puis les abandonne aux promeneurs.

L'image de bannière de cette semaine est issue de cette série.





mardi 23 janvier 2018

Curieux nombres du système solaire ...

Commençons par un bref rappel de l'origine  du système solaire telle qu'elle est envisagée de nos jours.

La formation et l'évolution du système solaire sont déterminées par un modèle aujourd'hui très largement accepté et connu sous le nom d'« hypothèse de la nébuleuse solaire ». Cette théorie fut développée pour la première fois au XVIIIe siècle par Emmanuel Swedenborg, Emmanuel Kant et Pierre-Simon de Laplace. 

Selon les estimations issues de ce modèle, le système solaire a commencé d'exister il y a 4,55 à 4,56 milliards d'années avec l'effondrement gravitationnel d'une petite partie d'un nuage moléculaire géant. La plus grande partie de la masse du nuage initial s'est effondrée au centre de cette zone, formant le Soleil, alors que ses restes épars ont formé le disque protoplanétaire sur la base duquel se sont formés les planètes, les lunes, les astéroïdes et les autres petits corps du Système solaire

Ces idées furent publiées par Swedenborg dans « opera philosophica et mineralis » publié en 1734 !




Donc on vit sur cette idée depuis 280 ans ….

mardi 9 janvier 2018

Des rochers étonnants

Selon l'angle de vue, certains rochers évoquent très fortement des humains ou des animaux, comme par exemple ces deux "tortues" :


 

Voici une compilation (16') de ces étranges créatures de pierre...Mettez en mode grand écran ou cinéma.


mardi 2 janvier 2018

L'Abondance pour 2018

C'est ce que je vous offre avec cette vidéo...

Philip Forrer nous parle de son jardin du Graal où règne l'abondance grâce à son respect des lois de la nature.


samedi 23 décembre 2017

22 photos satiriques

Réalisées par Frank Kunert, ces scènes miniatures se veulent une satire de la société moderne.

Je profite de cette publication pour vous souhaiter de joyeuses fêtes de fin d'année.



dimanche 17 décembre 2017

Vous êtes la foule


J'ai déjà traduit quelques articles de David Cain, qui présente quelques leçons de vie à partir des expériences du quotidien (comme par exemple mieux gérer ses émotions ou vivre les choses en pleine conscience) ou se lancer des défis (comme de ranger sa maison, 1ère et 2ème partie).

L'expérience cette fois-ci consiste à considérer la foule autrement, ce qui peut être utile à tous ceux qui fréquentent ou habitent les grandes villes.


Vous n'êtes pas au milieu de la foule, vous êtes la foule

Par David Cain
Traduit par Hélios

J'ai eu pendant presque dix ans un boulot qui nécessitait des déplacements incessants. Je traversais la ville par tous les itinéraires possibles, souvent pressé par le temps. Le thème de l'une des innombrables émissions de radio que j'absorbais durant cette période s'orienta un jour sur la gestion de la circulation aux heures de pointe. Quelqu'un présenta pendant le débat un concept nouveau :
"Vous n'êtes pas coincé dans le trafic, vous êtes le trafic".
J'étais par chance dans des embouteillages à ce moment-là, ce qui m'a donné tout le temps de réfléchir à cette idée.

Nous avons tendance à considérer le "trafic" comme synonyme d'un "tas de voitures en travers de notre chemin". Vous tentez d'aller quelque part pour vous acquitter de vos responsabilités. D'autres personnes ont des intérêts opposés, perpendiculaires et c'est ce qui vous ralentit. Il y a vous et il y a le trafic – le trafic étant l'obstacle.

Aussi évident que cela semble a posteriori, je n'avais guère considéré ma propre voiture comme l'autre voiture anonyme, celle que voient toujours les autres. Ce n'est jamais qu'une voiture qui encombre, mais ce n'est pas la mienne. Et c'est un fait essentiel pour comprendre ce qu'est le problème quotidien du trafic – nous essayons tous de rentrer à la maison et tous nous encombrons le passage.

jeudi 14 décembre 2017

Johnny Hallyday et ses épreuves de santé


Dans sa lettre hebdomadaire, Yves Rasir, le rédacteur du magazine Néosanté s'est penché sur les multiples problèmes de santé de Johnny Hallyday. 

La preuve par Johnny et ses épreuves


Parmi les manchettes de journaux annonçant la mort de Johnny Hallyday, la récurrente « On le croyait immortel ! » m’a passablement étonné : qui pouvait croire que le vieux crooner vivrait encore longtemps et mourrait tranquillement dans son lit à un âge canonique ? Peut-être que certains de ses fans ont adulé le chanteur au point de le croire invincible, mais il était bien connu que sa santé n’était pas des plus reluisantes et qu’il avait déjà frôlé la mort à maintes reprises. Le vrai miracle, c’est que l’idole des (anciens) jeunes ne soit pas décédée plus tôt et qu’elle ait atteint l’âge respectable de 74 ans, soit à peine 5 années de moins que l’actuelle espérance de vie de la population masculine en France. La semaine dernière, un site médical a publié la liste des multiples ennuis de santé qui ont jalonné l’existence de Jean-Philippe Smet. Outre quatre accidents de voiture et une tentative de suicide par barbituriques, ce dernier avait déjà surmonté une syncope en plein concert, un cancer du côlon, deux opérations à la hanche, trois autres au dos, des complications post-opératoires suivies d’un coma artificiel, une grave dépression et une sérieuse alerte cardiaque. Et probablement qu’on ne sait pas tout car son entourage a toujours veillé à dédramatiser son état. Si on prend au pied de la lettre le titre d’une de ses chansons (« Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort »), sa relative longévité trouve alors un élément d’explication. Mais de là à titrer que tout le monde l’imaginait indestructible…

samedi 9 décembre 2017

La vie en communauté... avant

Je viens de relire le roman d'Henri Vincenot, "La Billebaude" (1978) qui raconte une époque où toutes les générations cohabitaient. Un mode de vie à jamais disparu dans les pays occidentaux... pour le plus grand mal des enfants. Je vous ai transcrit deux passages.
Vincenot est né en 1912.

Henri Vincenot (1912-1985)
"Puisque j'en suis aux portraits de famille, il me revient que j'ai parlé de mes "six grand-mères". On aurait tort de croire à une erreur typographique, aussi vais-je donner tout de suite des précisions, car, dans la suite du récit, vous ne vous y reconnaîtriez certainement pas.

Je vivais le plus souvent chez mes grand-parents maternels Joseph et Valentine, dont je viens de vous parler abondamment, mais vivaient également dans la maison du bourrelier, sa mère, mon arrière-grand-mère, Anne, surnommée simplement Mémère-Nanette, la guérisseuse, qui avait alors quatre-vingt-cinq ans, je crois, puis la mère de ma grand-mère, dont le prénom était Claudine et que je nommais Maman Daudiche (Daudiche c'est Claudine en patois). Celle-là était âgée de quatre-vingt-dix ans. Dans le village tout proche vivaient mes grand-parents paternels, Alexandre et Céline, que j'allais voir souvent, avec leurs mères, Mémère Étiennette, quatre-vingt-quinze ans et Mémère Baniche âgée de quatre-vingt-douze ans. J'avais donc bien six grand-mères. Mais ce n'est pas tout ! car j'ai conservé le meilleur pour la fin. J'avais aussi cinq grand-pères, car, en plus de mes deux grand-pères, j'étais chaperonné par trois arrière-grand-pères. Un seul manquait à l'appel. Un laboureur, disait-on, qui était mort accidentellement pour être tombé à la renverse d'un char de paille vers les quatre-vingt-deux ans. À la fleur de l'âge, quoi !

Les trois survivants de l'Ancien Régime avaient respectivement quatre-vingt-dix, quatre-vingt-douze et quatre-vingt-quinze ans. En tout onze aïeuls et je vous prie de croire que je faisais, en fin décembre, pour les étrennes, une fameuse fricassée de museaux ! Onze vieux-qui-piquent à embrasser, car ils piquaient tous, les femmes aussi drûment que les mâles ! Sacrée sinécure ! Mais rente appréciable, car si les uns ne me donnaient que des poires séchées ou une poignée de noix, les autres me glissaient dans la poche une pièce de bronze à l'effigie de Napoléon III et qui valait le dixième de l'ancien franc. Un seul, qui n'était pas le plus riche, tant s'en faut, me faisait cadeau en grande cérémonie d'un louis d'or, plutôt d'un napoléon, en me recommandant de n'en jamais faire la monnaie et de le garder dans ma tirelire jusqu'à la mort inclusivement.

Tout cela pour dire, entre autres, à propos de chasse, deux choses : premièrement, la jeunesse d'aujourd'hui aurait tort de s'imaginer que tout le monde, jadis, mourait de sous-développement à quarante-cinq ans, comme les astuces de la statistique tendent à le faire croire aujourd'hui. Secondement, que le genre de vie absolument primitif et aussi peu hygiénique que possible qu'avaient mené ces vieilles gens, ne conduisait pas à la déchéance, tant morale que physique. Mes vieux et mes vieilles avaient tous moissonné à la grande faucille, et la plupart se soutenaient encore chaque jour d'un bon bol de trempusse au ratafia, dont je me repentirais de ne pas donner ici la recette : verser un quart de litre de ratafia dans un bol, y tremper de grosses mouillettes de pain frais ou rassis selon les goûts, et manger les mouillettes. Comme on voit, cela n'est pas boire, puisque l'on se contente de manger le pain et que c'est lui qui a tout bu. Quand au ratafia, mon grand-père disait : c'est la boisson la plus saine qu'on puisse imaginer car on la fait en versant un quart de marc à 55° dans trois quarts de litre de jus de raisin frais. Le jus de raisin ainsi traité se conservait indéfiniment en se bonifiant, bien entendu.

Pour lors, tous ces vieux vivaient au domicile de l'un de leurs enfants qui, selon l'expression consacrée, les avaient "en pension". Cela signifiait que celui de leurs enfants qui les hébergeait recevait de ses frères et soeurs une petite somme d'argent fixée à l'amiable.Cette pension était en réalité très faible car les vieillards étaient considérés comme précieuse main d'oeuvre et de ce fait, dédommageaient en partie l'enfant qui les accueillait.

Mes arrière-grand-mères tricotaient et reprisaient toutes les chaussettes, ravaudaient le linge, récoltaient les simples, donnaient la main aux quatre lessives de l'année, s'occupaient des couvées et assuraient la permanence de la prière.

Mes arrière-grand-pères faisaient et réparaient toute la vannerie et la sacherie de la maison, remmanchaient les outils, aiguisaient les lames, régnaient sur le bûcher et avec les jeunes garçons, mes cousins et moi, approvisionnaient les feux.

Si je vous raconte cela, c'est pour vous montrer comment étaient alors réglés ce qu'on appelle maintenant les "Problèmes du troisième âge". On peut avoir intérêt à méditer là-dessus, en notre grandiose époque qui pratique si délibérément l'abandon officiel des enfants et des vieillards, tout en leur consacrant par ailleurs tant d'articles exhaustifs dans la presse, tant de discours à la tribune et tant de crédits pour réaliser à leur égard la ségrégation des âges avec les crèches, les écoles enfantines, les asiles et les maisons de retraite. Pour parler clair, je dirai qu'il n'y avait pas de "problème de l'enfance" ni du "troisième âge" parce que la famille assumait alors toutes ses responsabilités.

Mais de quoi vais-je me mêler là, moi, le conteur, qui ne devrais que conter ?"

Et plus loin dans le livre :

"Selon la coutume d'alors, la soeur célibataire habitait sous le toit du frère ou de la soeur mariés, de même que les bisaïeuls, ce qui éliminait le problème, si préoccupant aujourd'hui, de la femme seule. Oui, pleines de femmes étaient alors les maisons ! Pas de camarade à moi qui n'eût lui aussi, dans nos pays de prodigieuse longévité, deux mémères-bi, une Tontine aussi [Vincenot fait référence à sa grand-tante Léontine, dont le fiancé serait mort à la guerre de 1870 et qui est restée célibataire] et, bien entendu sa mère. Que de girons pour s'y cacher ! Que de placentas protecteurs autour de l'enfant ! Ce qui résolvait, par-dessus le marché, le problème des crèches et de l'école maternelle si coûteuses à la collectivité d'aujourd'hui et où les mères "abandonnent" littéralement leur enfant.

Oui, pleines de femmes étaient les maisons. Donc, maisons riches, car "bonne femme vaut écu", "maisons gaies, maisons chaudes !" Ah, si vous aviez vu ça, mes pauvres enfants, à côté de ces maisons d'aujourd'hui, froides, sinistres, parce que vides de femmes ! Vous entrez dans ces intérieurs inanimés : où est la patronne ? Elle a abandonné son poste, elle est partie ! Partie "travailler", paraît-il. Les miennes travaillaient aussi que je sache, et la lessive, et les poules et les lapins, les vaches et le raccomodage et la couture ! Et pourtant elles étaient là tout près de nous, les petiots. Que de jardinières d'enfants à notre dévotion ! Que de puéricultrices à notre service ! Que d'éducatrices spécialisées à notre formation personnelle et à notre épanouissement ! Quelle vie de luxe, en définitive ! Quelle riche civilisation  !"

Si vous n'avez pas encore lu "La Billebaude", je vous le recommande pour la truculence et l'humour du bourguignon Vincenot nous contant une partie de son enfance.